05.09.2017, 00:01  

Nouveau patron pour Novartis

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Nouveau patron de Novartis, Vasant Narasimhan est médecin et biologiste de formation.

 05.09.2017, 00:01   Nouveau patron pour Novartis

Par avec ATS

INDUSTRIE - Vasant Narasimhan, un médecin américain de 41 ans, reprend les rênes du géant pharmaceutique bâlois des mains de Joseph Jimenez.

«Un nouveau chef avec un très bon bagage pharmaceutique»: c’est l’un des qualificatifs positifs que la nomination de Vasant Narasimhan à la tête de Novartis a suscités hier. Si l’annonce du départ de Joseph Jimenez, en deux étapes jusqu’à fin août 2018, a créé la surprise, hier, le choix de son successeur a été largement salué.

Le changement, qui n’implique...

«Un nouveau chef avec un très bon bagage pharmaceutique»: c’est l’un des qualificatifs positifs que la nomination de Vasant Narasimhan à la tête de Novartis a suscités hier. Si l’annonce du départ de Joseph Jimenez, en deux étapes jusqu’à fin août 2018, a créé la surprise, hier, le choix de son successeur a été largement salué.

Le changement, qui n’implique aucun changement stratégique, a précisé Novartis, intervient à la demande de Joseph Jimenez, qui avait lui-même succédé au Suisse Daniel Vasella en 2010. Il quittera ses fonctions de directeur général fin janvier 2018, mais restera à disposition pour soutenir le président du conseil d’administration jusqu’à fin août.

«C’est le bon moment pour partir», explique Joseph Jimenez dans le communiqué de presse. «L’entreprise est bien positionnée et ma famille est prête à retourner en Californie.» Américain comme son successeur, le directeur sur le départ a mené la restructuration du groupe bâlois, qui est passé de six à trois divisions.

Contrairement à Joseph Jimenez, qui n’avait pas de formation médicale, Vasant, nommé «Vas», Narasimhan est médecin et biologiste, diplômé d’une université de Chicago. Fils d’une ingénieure nucléaire et d’un spécialiste de poudres de métal, il a aussi étudié la politique de la santé et a «travaillé sur des sujets de santé liés à des pays en développement» en tant que collaborateur du cabinet McKinsey, lit-on dans sa biographie officielle.

Pays en développement

La notice du «New York Times» sur son mariage, avec une biologiste diplômée de Harvard, en 2003, ajoute qu’ils ont travaillé ensemble en Afrique, avec des enfants des rues à Calcutta et en Amérique du Sud. Arrivé chez Novartis en 2005, il a, en tant que directeur de développement de médicaments, pu suivre «toute la chaîne de production des médicaments».

Il a notamment été responsable de l’unité des vaccins en Amérique du Nord et supervisé la mise sur pied des vaccins contre la grippe H1N1 en 2009. Vas Narasimhan était responsable de plus de 10 000 personnes.

«Un excellent choix»

«Il sait très exactement comment on peut atteindre au mieux l’efficacité des coûts, un équilibre entre les risques et les bénéfices pour les patients et réaliser des études de façon optimale», commente Michael Nawrath, analyste de la Banque cantonale de Zurich. Selon lui, Vas Narasimhan est «un excellent choix».

Stephan Schneider, son homologue chez Vontobel, se dit «peu surpris du choix d’un CEO ayant un très bon bagage pharmaceutique». Il sera selon lui à même d’affronter un des défis se posant à Novartis: l’avenir de la division ophtalmologique Alcon, rachetée à Nestlé entre 2008 et 2010, enfoncée dans les chiffres rouges. Une scission n’est pas exclue. Novartis avait annoncé vouloir prendre sa décision d’ici la fin 2017. Le sort de cette division relèverait donc encore de l’ère Jimenez.

Lors d’une conférence téléphonique, hier, Joseph Jimenez a rejeté l’idée que son départ soit lié aux difficultés d’Alcon. «Je suis à ce poste depuis huit ans et un CEO ne devrait pas rester plus longtemps», a-t-il déclaré.

Cité par le magazine «Finanz und Wirtschaft» en ligne, seul l’analyste d’UBS Michael Leuchten émet quelques réserves. Etant donné les difficultés survenant lorsque les brevets arrivent à terme, «les résultats positifs d’études d’autorisation de nouvelles substances ne suffisent pas», écrit-il. «La nomination du chef de la division du développement au poste de CEO pose donc des questions.»

Marié et père de deux enfants, Vas Narasimhan vit à Bâle depuis cinq ans. En 2015, le magazine américain «Fortune» l’a cité parmi les jeunes de moins de 40 ans les plus influents dans le monde des affaires. Fin 2015, il a été élu membre de l’Académie nationale de médecine américaine. avec ATS


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