17.07.2017, 14:17  

Pétition: les prix de la cantine selon le revenus des parents

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Pétition: les prix de la cantine selon le revenus des parents

 17.07.2017, 14:17   Pétition: les prix de la cantine selon le revenus des parents

Enfants - Une pétition circule contre le nouveau tarif de la cantine scolaire Navirolle. La hausse, pour certains parents, équivaut à 40%.

L’annonce de la modification de la tarification de la cantine scolaire Navirolle, destinée aux élèves du primaire, avait déjà suscité un débat lors du Conseil communal de Rolle en avril. Cette fois-ci, certains parents, mécontents, ont pris les devants et lancé une pétition qui circule actuellement dans la région rolloise. «Stop à l’augmentation des charges pesant sur le budget des familles de la classe moyenne», lancent les parents. Ils s’insurgent contre le nouveau barème qui...

L’annonce de la modification de la tarification de la cantine scolaire Navirolle, destinée aux élèves du primaire, avait déjà suscité un débat lors du Conseil communal de Rolle en avril. Cette fois-ci, certains parents, mécontents, ont pris les devants et lancé une pétition qui circule actuellement dans la région rolloise. «Stop à l’augmentation des charges pesant sur le budget des familles de la classe moyenne», lancent les parents. Ils s’insurgent contre le nouveau barème qui sera proportionnel à leurs revenus. 

Jusqu’alors, le repas avec surveillance coûtait 10 francs (prix inchangé depuis 2002). Avec la nouvelle politique tarifaire, il s’échelonnera de 10 à 14 francs. «C’est un nouvel impôt déguisé, une partie du coût de la cantine est déjà subventionné par la commune, affirme Marie-Laure Rampa, mère de quatre enfants, dont deux vont à la cantine Navirolle. Pour ma famille, le tarif passera de 10 à 14 francs, soit 40% d’augmentation»

«La cantine est subventionnée par les communes. Sans cela, le tarif serait de 25 francs», estime Sandra Gordon, présidente du du Comité directeur (Codir) d’Enjeu (Enfance et Jeunesse), qui gère la structure. La municipale de Perroy précise que le subventionnement communal porte sur la surveillance, le tarif du repas étant le même pour tous. 


«La cantine est subventionnée par les communes. Sans cela, le tarif serait de 25 francs»

Sandra Gordon


Outre la hausse du coût et l’absence de rabais pour les fratries, le comité pétitionnaire déplore la lourdeur administrative du projet, sans compter que «des personnes non soumises au secret de fonction auront des informations relatives aux revenus des ménages», précise la maman rolloise.

Le comité pétitionnaire pointe du doigt également un manque de communication de la part du Codir d’Enfance et Jeunesse. Sandra Gordon, estime que le courrier envoyé aux parents était suffisamment clair. 

Une première dans le canton

Toutefois, depuis, le Codir a également rencontré quelques pétitionnaires. «Nous leur avons expliqué que, depuis l’entrée en fonction de la toute nouvelle association, en septembre dernier, nous devions harmoniser les tarifs des cantines du primaire sur l’ensemble du territoire des onze communes que compte l’association», explique Sandra Gordon. Trois cantines, destinées aux élèves du primaire, sont concernées: Navirolle, La Dînette à Mont-sur-Rolle et la future cantine de Gilly. «D’autre part, explique la municipale de Perroy, afin d’obtenir un éventuel subventionnement de la part de la Fondation pour l’accueil de jour (FAJE), nous devons mettre en place un système en fonction des revenus des parents.» 


«Nous devions harmoniser les tarifs des cantines du primaire sur l’ensemble du territoire des onze communes que compte l’association»

Sandra Gordon


Enjeu fait ainsi œuvre de pionnier: «Nous sommes la première association dans le canton à mettre en place ce système», relève Sandra Gordon. Cette décision est de compétence du Codir, elle a été présentée lors du dernier Conseil intercommunal d’Enjeu. «La pétition ne va pas changer les choses», conclut Sandra Gordon qui promet toutefois que le Codir, à l’avenir, soignera sa communication. 

Les cantines et restaurants changent de statut

Cette modification tarifaire anticipe en fait l’entrée en vigueur de la révision de la Loi sur l’accueil de jour (LAJE) au premier janvier 2018. Une des modifications concerne les cantines et restaurants scolaires qui seront intégrés dans le dispositif parascolaire. L’accueil parascolaire, obligatoire comprendra, notamment, un volet accueil avec repas à midi pour les enfants de 4 à 1 2 ans. 

Ainsi, les cantines scolaires pourront faire l’objet d’un subventionnement de la part de la FAJE, si  l’accueil de midi bénéficie d’un encadrement pédagogique. «L’Etablissement intercommunal pour l’accueil parascolaire primaire (EIAP) doit encore plancher sur le cadre de référence que les restaurants scolaires devront respecter pour pouvoir bénéficier d’un subventionnement. Deux types d’accueil à midi seront susceptibles d’être subventionnés en fonction de leur offre: ceux organisés en institution (structures d’accueil parascolaires ) et ceux organisés sur un autre site (au sein de l’école par exemple), explique Sylvie Lacoste, secrétaire générale de la FAJE . Mais dans tous les cas, pour être subventionné, l’accueil de midi devra répondre aux missions de l’accueil de jour que sont l’éducation, la prévention et l’intégration». 

Un des principes de la Loi sur l’accueil de jour des enfants, rappelle-t-elle, votée en 2006 et dont la révision entrera en vigueur en janvier 2018, est que, pour bénéficier des subventions de la FAJE, la structure doit faire partie d’un réseau et pratiquer une politique tarifaire en fonction des revenus des parents. «A l’heure actuelle, nous n’avons pas encore mis en place une surveillance avec un encadrement pédagogique et du personnel formé. Nous y travaillons dans le cadre de la préparation de notre dossier pour la FAJE», informe Sandra Gordon.


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