08.09.2017, 12:01  

Les transformations des restaurants aubonnois

Abonnés
chargement
1/2  

 08.09.2017, 12:01   Les transformations des restaurants aubonnois

A la carte - Plusieurs établissements ont changé de main cette année. Petit tour d’horizon des nouvelles tables.

Le paysage gourmand aubonnois a évolué depuis le début de l’année et s’apprête à prendre de nouveaux contours cet automne. Sébastien Moulot, à la tête du restaurant Côté Cour Côté Jardin à Genève, et le chef Nicolas Giguelay reprendront les rênes de l’Esplanade très prochainement. Depuis le début de l’année, deux établissements emblématiques du bourg ont accueilli de nouveaux visages, pris des couleurs et des accents différents.

Ainsi, le bar à café Le Club, tenu par Serge Cuendet pendant 10 ans, est devenu Le Tavernier, un bar à vin et à...

Le paysage gourmand aubonnois a évolué depuis le début de l’année et s’apprête à prendre de nouveaux contours cet automne. Sébastien Moulot, à la tête du restaurant Côté Cour Côté Jardin à Genève, et le chef Nicolas Giguelay reprendront les rênes de l’Esplanade très prochainement. Depuis le début de l’année, deux établissements emblématiques du bourg ont accueilli de nouveaux visages, pris des couleurs et des accents différents.

Ainsi, le bar à café Le Club, tenu par Serge Cuendet pendant 10 ans, est devenu Le Tavernier, un bar à vin et à tapas. Un changement radical de cadre, de décor, d’ambiance et de carte. A l’accueil et en cuisine, un patron qui porte un béret typique du Sud-Ouest de la France, à l’accent français venu des Hautes-Pyrénées certes, mais à la volonté chevillée au corps de mettre en avant les produits du terroir de La Côte, ainsi que, accessoirement, son histoire.

Stéphane Andrades, d’origine française et espagnole, partage avec les Helvètes une même culture du bon produit fermier authentique. Et, chez cet habitant de Lavigny depuis 2009, il ne s’agit pas d’une notion intellectuelle née d’un idéal d’authenticité à la saveur du hors-sol, mais bel et bien d’un enracinement originel. Enfant, il jardinait en compagnie de sa grand-mère Madeleine, partait à la cueillette des champignons ou autres fraises des bois puis se mettait en cuisine avec elle. Bouchoyer le cochon est une tradition familiale, la culture de la table tout autant.

Reconversion et vocation

Aussi, sa carte, qui mêle les accents helvètes à ceux français et espagnols, comporte des terrines et du foie gras maison, notamment. Pour le reste, dit-il, «Je vais jouer à fond la carte du local», que cela soit pour les produits frais, les bières ou le vin. Fromage de chèvre des Burnet à Aubonne, gruyère de Marc-André Girardin à Bière, poulet de Jean-Luc Decollogny, de Reverolle, charcuterie de Christian Mignot à Saint-George ou merguez de Sébastien Jotterand, de Yens, font partie de sa carte, entre autres.


«Je vais jouer à fond la carte du local»


Chantre du terroir, qu’il soit gourmand ou historique, Stéphane Andrades a souhaité faire un clin d’œil à un personnage emblématique du bourg, attaché comme lui à la découverte de nouveaux horizons. Le nom de sa taverne, ainsi que toute la décoration du bar, s’est naturellement inspiré du Baron d’Aubonne Jean-Baptiste Tavernier. D’ailleurs, Stéphane Andrades a lu avec bonheur les voyages en Orient de celui qui posséda le somptueux château d’Aubonne.

Pour cet assistant des ventes dans le domaine informatique qui a travaillé pour Xerox ou IBM, Le Tavernier a la saveur d’une reconversion professionnelle teintée de passion et de retour aux sources.

Le Cercle, géré précédemment et durant trente ans par Marc Bohren, a résolument pris l’accent italien puisqu’il se dénomme désormais Il Circolo. Valon Lony Krasniqi est le nouveau patron du restaurant qui a rouvert en début d’année, les murs appartenant à l’association Le Cercle de l’amitié d’Aubonne (lire encadré).

«J’ai eu un coup de cœur pour ce restaurant la première fois que j’y suis venu, j’étais à la recherche d’un établissement à reprendre», explique Valon Lony Krasniqi. D’origine kosovare, il réside en Suisse depuis qu’il a huit ans. Au bénéfice d’une expérience de dix-huit ans dans la restauration, il a notamment fait ses armes dans le restaurant italien lausannois Pinocchio, là où l’habitant de Cully s’est pris de passion pour la cuisine italienne.


"J’ai eu un coup de cœur pour ce restaurant"


Il a ensuite travaillé longtemps dans le groupe Lagune, dont il a assumé la responsabilité d’un restaurant à Lutry avant de reprendre les rênes du restaurant japonais Ko-An, toujours à Lutry.

Que des mets italiens

Le nouveau patron s’est entouré d’un chef italien originaire d’Emilie-Romagne. Samuel Carpi a notamment été chef dans un deux étoiles à Milan, puis sous-chef au Palace à Lausanne. «Nous proposons une cuisine italienne authentique, soignée et raffinée, élaborée uniquement avec des produits frais et avec passion», affirme Valon Lony Krasniqi. Un restaurant italien d’un certain standing qui a son prix évidemment. L’assiette du jour avec salade en entrée est proposée à 23 francs.

Le Tavernier, Rue des Marchands 3, du mardi au samedi, de 11 à 14h et de 17 à 23h, 021 808 59 29. Il Circolo, Rue du Lignolat 8, 021 808 51 06, ouvert du mardi au dimanche, 11h30-14h30, 18h30-23h, samedi midi fermé et dimanche soir fermé.

Un club très masculin

long passé Le Cercle de l’amitié d’Aubonne est un club privé dont l’origine remonte à 1851 et qui, aujourd’hui encore, regroupe une centaine d’actionnaires. Autrefois, le Cercle jouait le rôle de lieu d’échanges et de débats. Les hommes, surtout les notables de l’époque, s’y retrouvaient pour partager des idées autour d’une grande table ronde, jouer aux cartes ou au billard, profiter de la bibliothèque et lire les journaux, avant de se restaurer au Café du Cercle qui appartient aux sociétaires. Les statuts de l’association évoquent pour buts, entre autres, le développement des relations d’amitié dans un lieu prévu pour des «réunions, des conférences et autres causeries.»

Enjeu Aujourd’hui, évolution oblige, les activités historiques du Cercle se font plus rares mais il reste toujours un espace de rencontres et d’échanges. «Nous avons notre traditionnelle assemblée générale début décembre où nous offrons à nos membres la non moins traditionnelle choucroute», explique l’actuel président Christophe Visinand. L’association, apolitique et aconfessionnelle, dont les membres ne sont toujours que des hommes, a été très occupée à trouver un successeur au précédent gérant et à rénover l’établissement. «Nous devons nous réinventer pour trouver une nouvelle dynamique», relève le président.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top