12.09.2017, 16:12  

En rallye, Julien Camandona se fait un prénom

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Julien Camandona et sa BMW M3, un duo qui aura connu une saison pour le moins animée.

 12.09.2017, 16:12   En rallye, Julien Camandona se fait un prénom

Rallye - A 32 ans, le fils de l’ancien champion suisse pointe à son tour le bout de son capot dans les compétitions nationales.

Camandona. Un nom qui parle à tout amateur de course automobile.  Mais si, à son évocation,  c’est plutôt à Philippe, le champion suisse  des rallyes 1990 et organisateur du slalom de Bière, que l’on pensait jusqu’alors, il faudra désormais aussi compter sur Julien, son fils, pour faire briller le patronyme. 

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Agé de 32 ans, le résident de Yens assume totalement cette...

Camandona. Un nom qui parle à tout amateur de course automobile.  Mais si, à son évocation,  c’est plutôt à Philippe, le champion suisse  des rallyes 1990 et organisateur du slalom de Bière, que l’on pensait jusqu’alors, il faudra désormais aussi compter sur Julien, son fils, pour faire briller le patronyme. 

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Agé de 32 ans, le résident de Yens assume totalement cette filiation tout en veillant de ne pas brûler les étapes.  «Il y a peut-être une influence, mais mon père ne m’a jamais poussé, forcé ou quoi que ce soit. Pour le pilotage, il paraît que je lui ressemble beaucoup. Mais ce n’est pas volontaire, c’est comme ça que j’aime conduire: en légère glisse avec une légère correction du volant. Pour moi, c’est comme ça qu’on avance le plus et qu’on prend du plaisir. Après, quand on veut faire de la course, oui, s’appeler Camandona, ça aide à ouvrir de sportes, à avoir des retours."


"C’est sur le circuit que l'on apprend le plus à rouler et à maîtriser sa voiture."


"J’ai rencontré des gens que mon père connaissait, Mais après, les contacts se font par le milieu de la course, les amis, le cadre professionnel. Jai toujours roulé en fonction de mes moyens. Je suis beaucoup allé tourner sur circuit pour le plaisir. C’est là où on apprend le plus à rouler et à maîtriser sa voiture. Et quand j’ai eu le budget de m’acheter une voiture de compétition et d’aller rouler en compétition, je l’ai fait.»

La double peine

Après avoir tâté de la course de côte et du slalom, Julien Camandona s’est lancé cette année, après une première expérience sous forme de «one shot» lors du Rallye du Chablais 2015 – assortie d’une encourageante 2e place lors de la super spéciale –, dans ce qui devait être sa première saison complète de Coupe suisse des Rallyes de véhicules historiques (VHC). Devait. Car la vie d’un rallyman est tout sauf un long fleuve tranquille. «Sur les sept rallyes que comporte le championnat cette année, l’idée de base était d’en faire six et de laisser de côté le Valli Cuneesi programmé mi-septembre.»

Mais une sortie de route mi-mars lors du Rallye du Pays de Gier est venue perturber d’entrée le programme de Julien Camandona. Le plus rageant, c’est que le pilote de la Côte et son navigateur Maxime D’Ignoti occupaient la 1re position et se dirigeaient tout droit vers la victoire. «On avait fait quatre spéciales, on en avait gagné deux et on avait 44’’ d’avance sur le 2e. Et on est sorti...»

 A la déception, légitime, de voir s’envoler ce succès qui lui tendait les bras, le Vaudois a dû encaisser un deuxième coup dur, les dégâts occasionnés sur sa BMW M3 l’ayant contraint à faire l’impasse sur le Critérium jurassien prévu trois semaines plus tard... «On a eu 200 heures de travail sur la voiture pour la remettre en état... C’est un peu frustrant car c’était le premier rallye en Suisse, Ils fêtaient leur 40e anniversaire et mon père était aussi là pour rouler dans une autre catégorie. J’y suis allé... mais comme spectateur.»

Premier succès

Au départ du Rallye du Chablais début juin, le coureur lémanique a dû composer avec une voiture instable, souffrant de problème de direction et de géométrie arrière doit se contenter de la 4e place finale. «On espérait faire mieux mais à chaque freinage l’arrière se baladait et ce n’était pas du tout sécurisant. On a aussi cassé le pont autobloquant. Du coup, on a «roulotté» tout le long, regrette celui qui, dans le civil, exerce l’activité de conducteur de travaux dans une entreprise dedémolition et terrassement..  Il y avait un loup quelque part. Juste après, au Tessin, c’est l’avant qui bougeait. A Nöel, on va refaire une coque entière pour vraiment faire ça juste. C’est une voiture qui a 30 ans, qui a vécu et je pense que quand on a tapé au Gier, tout a bougé. Il faut tout rigidifier pour qu’elle soit saine.»

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Dernière épreuve disputée à ce jour suite à l’annulation du Rallye du Gotthard qui devait avoir lieu au mois d’août, la Ronde del Ticino, courue les 23 et 24 juin, s’est conclue sur le meilleur résultat obtenu par le Vaudois qui s’y est tout simplement imposé, décrochant le premier succès de sa carrière en rallye! «On n’était que deux engagés, relève avec modestie Julien Camandona. Mais on a fait pas mal de spectacle dans les épingles, c’était vraiment sympa! Sur les autres épreuves, il y a plus de voitures.»

De l’historique au moderne

Le Rallye international du Valais, point d’orgue de la saison, marquera, du 26 au 28 octobre, la dernière étape d’une année pour le moins... animée pour le pilote lémanique. «C’est un des plus gros rallyes et on va tout faire pour le finir. On devrait être 10-15 voitures en lice en VHC, ça sera cool. Mais dès qu’il y a les grosses M3, il me manque 70-80 CV de puissance, ils ont les grosses suspensions, les gros freins... Si on arrive à rester à 1’’ au km ce sera déjà pas mal. Après on essaiera de jouer sur la fiabilité, en espérant que, sur ce point, pour nous ça ira. Et j’espère qu’il n‘y aura pas de neige, car, avec les pneus de route qu’on doit utiliser dans notre catégorie, ce ne serait pas idéal.»


"Je suis chaud pour repartir la saison prochaine"


Il sera ensuite temps pour Julien Camandona de penser à l’avenir. Bien qu’incomplet l’exercice 2017 lui a donné envie de poursuivre l’aventure l’an prochain. «Ce n’était pas si mal, finalement. Cela nous a permis de rentrer dans nos frais. Si on était allé au Critérium jurassien et au Gotthard, on aurait, finalement, été hors budget. On aurait pu faire peut-être un rallye de plus, mais ça c’est sans compter le prix de la casse. Mais je suis chaud pour repartir la saison prochaine. Dans l’idée, je me vois rouler 1-2 ans en VHC avec la BMW M3,  qui est un bon aprentissage. Après, si j’en ai ll’occasion, j’aimerais bien aller en moderne.»


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