Paléo 2017
 17.07.2017, 14:20  

"Paléo n'est pas à vendre"

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NYON - L'arrivée en Suisse du géant américain Live Nation redistribue les cartes du marché des concerts. Mais n'inquiète pas pour autant Paléo.

C’est une tradition: à la veille de chaque nouvelle édition, Daniel Rossellat et son équipe convient les médias à un point presse. Le but étant de mettre en lumière les nouveautés et rappeler les grandes lignes du festival à venir. Mais cette année ce fut aussi l’occasion pour le big boss de Paléo de faire le point sur l’arrivée d’un mastodonte sur le marché suisse des concerts: le géant américain Live Nation. 

Ce dernier vient tout...

C’est une tradition: à la veille de chaque nouvelle édition, Daniel Rossellat et son équipe convient les médias à un point presse. Le but étant de mettre en lumière les nouveautés et rappeler les grandes lignes du festival à venir. Mais cette année ce fut aussi l’occasion pour le big boss de Paléo de faire le point sur l’arrivée d’un mastodonte sur le marché suisse des concerts: le géant américain Live Nation. 

Ce dernier vient tout juste de racheter la part majoritaire de l'Openair de Frauenfeld, en Thurgovie. L'opération permettra au festival de s’assurer la venue de stars ces prochaines années. Mais elle met aussi sous pression les organisateurs de festivals indépendants helvétiques.

Paléo pas inquiété

A l’heure actuelle, le groupe US est en effet présent dans 40 pays. «C'est une multinationale qui détient 75 festivals, organise 25 000 concerts par année et dont le chiffre d’affaire s’élève à 7,5 milliards de dollars», a indiqué Daniel Rossellat. Pour couronner le tout, celle-ci gère encore les tournées de plus de 3000 artistes, dont Madonna et U2. Des stars qui, logiquement, privilégient les événements organisés par Live Nation. Elles pourraient donc, suite au rachat de l’Openair de Frauenfeld, passer désormais sous le nez des programmateurs de festivals suisses.

Toutefois, pour le moment, pas de quoi donner des sueurs froides à Paléo. «Oui, cela pourrait repésenter une menace pour notre programmation. Mais nous restons sereins. Notre festival a une identité forte et la réputation de notre accueil des artistes comme du public est excellente. Nous avons une belle carte à jouer.»

Un statut avantageux

Autre argument en faveur du festival nyonnais: les prix qu’il pratique, tant pour les billets d’entrée que pour la nourriture et les boissons. «Paléo fonctionne sous la forme d’une association. Nous ne sommes donc pas dépendants d’actionnaires gourmands. Ce qui nous permet de pratiquer des prix plus bas que Live Nation.»

Daniel Rossellat a-t-il toutefois déjà pensé à vendre son festival? Et a-t-il été approché par le géant américain ou d’autres à ce sujet? «Non, je n’ai jamais été approché. Et en disant cela, je ne lance en aucun cas un appel. Paléo n’est pas à vendre. Et ça se sait!»


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